Gérard Gili

G.G., de père en fils


Gérard Gili, fils de Gaston et père de Guillaume... Chez les Gili, on est G.G. de père en fils. G pour Gombenois, G comme gardien... En digne rejeton du panier de ChâteauGomben, Gérard se mit très jeune entre les barres et y brilla d'emblée. Si fort que, fait assez rare, il fut retenu durant trois ans en équipe de France Juniors où il fut appelé alors qu'il n'était que cadet. Un bail, durant lequel il cotoya Chiesa, Giresse, Lacombe, Christian Lopez, Cuperly, Ravanello et ses équipiers olympiens Courbis, Bracci, Emon et Piatti.

Mais on n'étonnera personne en rappelant que l'O.M., une fois encore, ne sut pas garder à lui ce garçon qui s'en alla donc effectuer un brillant début de carrière à Bastia où il prit la succession d'llja Pantelic pani à Paris. Jusqu'à ce 1er décembre 1974 à Sochaux où, alors que le SECB (leader avec la meilleure défense du championnat) filait vers le titre de champion d' automne, Gérard eut la jambe et son élan brisés net. Il avait vingt-deux ans et allait être appelé en équipe de France Espoirs...
Certes il rejoua (Rouen, Alès) mais ne retrouva jamais ni sa chance ni l'intégralité de ses moyens, ce qui l'amena à embrasser à 27 ans la carrière d'entraîneur. A Bastia d'abord où il fut initié au métier par Alonzo puis à l'O.M. où en 1981 il vint prendre en charge le centre de formation tout en jouant un temps les doublures de Marc Lévy. Un rôle passionnant qui, sept ans durant, lui permit de se former lui-même à ce métier nouveau, tout en préparant la relève: Bruno, Mura, Meyrieu, Eyraud, Galtier, Cauet, Santini, Basile, J-C- Durand, Soler, J. Cantona, Regina...

Jusqu'à ce jour de l'été 88 où Bernard Tapie, depuis deux ans à Marseille et un peu las de n'avoir rien gagné, écarta Gérard Banide pour confier la responsabilité de l'équipe à ce presqu'inconnu. Qui allait être la grande révélation de la saison en effectuant le doublé pour ses débuts ! Avant de passer tout près du bonheur suprême en 1990 où , tout en conservant son titre, l'OM était injustement privé de sa première finale de Coupe des Champions par un but inscrit de la main. Après quoi, laissant la place à Beckenbauer, il s'en allait à Bordeaux puis à Montpellier ou il lançait encore une kyrielle de jeunes dans le grand bain et parvenait en finale de la Coupe de France.

Pour mieux revenir à l'OM qu'il ramenait aussitôt en D1. Si bien qu'à l'indice de performance, ce flegmatique pince-sans-rire est bien le meilleur, avec Goethals, de tous les âges olympiens...